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​                                                                              LES SYMBOLES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le symbole est une réalité concrète, un signe tangible, manifeste, représentant une idée abstraite ou un principe caché.

A l'origine, le mot « sumbolon » désignait chez les anciens Grecs un objet brisé en deux dont la réunion des morceaux permettait à deux alliés de se faire reconnaître comme étant liés entre eux.

Héritage collectif, les symboles appartiennent à l'humanité. Ils sont une composante constitutive du psychisme humain. Aux origines, ce mode de pensée et de langage était celui des peuples premiers qui procédaient par analogie. Aussi, de tout temps et naturellement, l'humanité s'est servie de symboles pour exprimer sa pensée, sa spiritualité, ses sentiments, ses émotions, et aussi pour protéger des savoirs censés être inaccessibles au « commun des mortels » et seulement compris par des initiés.

Ainsi, depuis l'aube des temps, les symboles sont transmis de génération en génération par les mythes, les religions, les légendes, le folklore, les contes, l'art..., et aussi par les conventions, les règles, les codes, les techniques, la culture, les sciences humaines... Aujourd'hui, chacun retrouve leurs prolongements modernes jusque dans le code de la route, la publicité, la signalétique...

Les symboles ont survécu à une représentation uniquement matérialiste et concrète des objets et des évènements, conception née du 19e siècle.

Dans notre domaine militaire, les symboles ont ainsi toute leur part. Eléments de notre identité, de notre appartenance et de notre cohésion, ils sont nombreux, forts, signifiants, et bénéficient d'une transmission fidèle et respectée chargée d'honneur et de fierté.

Aussi le drapeau, les décorations, la fourragère, le brevet parachutiste, le béret rouge et son « bras armé de Saint-Michel », les insignes, les écussons, les saints patrons Saint-Michel et Sainte-Barbe, les chants, l'aigle « Malizia »,... nous font entrer pleinement dans la riche symbolique militaire, et nous ouvrent ici l'histoire et la culture du génie aéroporté, des sapeurs parachutistes et du

17è Régiment du génie parachutiste.

                                                 Notre Drapeau

Des unités les plus anciennes (guerre de 1870-71, expédition de Tunisie en 1881, opérations au Maroc de 1912 à 1920, Grande guerre de 1914-18) jusqu’à l’actuel 17e Régiment du génie parachutiste, les formations de l’Arme du Génie portant le numéro « 17 » ont possédé leur fanion ou leur drapeau à l’exception du 17e Régiment colonial du génie créé en 1944 (voir ci-dessous).

Ainsi en 1870, sous le second Empire, se déclenche la guerre franco-prussienne. Les premières compagnies du génie n° « 17 » apparaissent. Elles sont employées intensivement à la défense de Paris, en avant de Saint-Denis et du Mont-Valérien. Elles participent aux combats du Bourget, établissent des ponts sur la Marne, prennent part à la bataille de Champigny. On les retrouve au fort de l'est à Saint-Denis et au Bourget, au plateau d'Avron et au fort de Rosny. Début 1871 elles prennent part à la bataille de Buzenval.

A partir de 1876 et la création du 17e Bataillon du génie, les sapeurs du 17 sont en Algérie.

En 1881 ils participent à l'expédition de Tunisie. De 1912 à 1920 ils interviennent au Maroc.

Au cours de la Grande guerre vingt-trois compagnies portent de 1914 à 1918 le numéro du 17e Bataillon du génie. Elles participent à la plupart des grandes batailles et combattent dans les Ardennes belges, sur la Marne, en Champagne, en Artois, à Verdun, sur l'Aisne, dans les Flandres, sur l'Oise, dans la Woëvre...

Faisant suite à la victoire de 1918, le 17e Régiment du génie, formé en 1923, comporte deux bataillons. L'un stationne à Strasbourg, le second à Biebrich en Allemagne. Le 17 reçoit son drapeau début 1924.

Celui-ci sera reversé en novembre 1928 au musée de l’armée lors de la dissolution du régiment qui devient, par changement de numéro, le 1er Régiment du génie.

 

En juin 1940, des compagnies n° 17 de sapeurs-mineurs combattent, notamment au nord de la vallée de la Bresle dans l'Oise. Le 17e Bataillon du génie, recréé le 1er août 1940 à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), deviendra par la suite le 5e puis le 3e Bataillon du génie.

 

Le 1er mars 1944 au Maroc, le  17e Régiment colonial du génie est créé notamment à partir du 72e Bataillon du génie et du 17e Régiment de tirailleurs sénégalais.

En ces temps de guerre, le 17e Régiment colonial du génie ne reçoit pas son drapeau mais il hérite de celui du 17e Régiment de tirailleurs sénégalais qu’il vient d’incorporer.

Ce drapeau porte dans ses plis l’inscription « Levant 1920-1927 ». Le 17e Régiment colonial du génie le conservera avec fierté toute la durée de son existence au cours des campagnes de France et d’Allemagne.

A la dissolution du 17e Régiment colonial du génie en 1945, le drapeau est reversé au musée de l’armée sans que soient inscrits dans ses plis les noms des batailles victorieuses auxquelles le régiment participa.

En 1946, le 17e Bataillon du génie de la 25e division aéroportée

- devient Génie divisionnaire de la 25e division aéroportée regroupant les compagnies 17,

- puis en 1948, Groupement du génie n° 17 du Centre des spécialités aéroportées,

- et en 1949, 17e Bataillon du génie aéroporté (BGAP),

tous quatre successivement créés en Algérie à Hussein-Dey, sont dotés chacun d’un fanion.

Transféré en 1949 à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), le 17e BGAP reçoit officiellement son fanion dans cette ville, celui-ci étant offert par la municipalité castelsarrasinoise (voir photo ci-dessus).

 

En 1953, la 17e Compagnie parachutiste du génie (CPG) est créée en Indochine. Cette unité reprend le fanion de la 3e section du 17e Bataillon du génie aéroporté de la Base aéroportée nord (BAPN) à Hanoï. Ce fanion a une particularité. L'avers présente les couleurs "rouge et noir" du Génie aéroporté et le revers est aux couleurs "vert et rouge" de la Légion étrangère. En effet la 3e section d'Indochine du 17e BGAP, incorporée à la 17e CPG, comprenait un quart de légionnaires sapeurs parachutistes.

En 1958, le Centre d’instruction du génie aéroporté n° 17 (CIGAP 17) de Castelsarrasin est créé et reçoit son fanion. Le CIGAP 17 a pour mission de former les sapeurs parachutistes destinés aux deux compagnies du génie aéroporté issues du 17e BGAP et combattant en Algérie : les 60e et 75e Compagnies du génie aéroporté (CGAP). Ces deux unités font corps et possède chacune leur fanion.

 

En 1963, après la guerre d'Algérie et regroupement des unités du génie aéroporté en métropole, le 17e Régiment du génie aéroporté (RGAP) est formé à partir de ces unités le 1er janvier 1963 à la caserne Banel de Castelsarrasin où le 17 est basé depuis 1949 (suite au transfert d'Afrique du Nord la même année du 17e Bataillon du génie aéroporté). Ainsi à partir de 1949, ce fut de la caserne Banel que les sapeurs parachutistes du 17 partirent combattre en Indochine, en Corée, et en Algérie.

Dans l'attente du drapeau du 17e Régiment du génie aéroporté, le Général de Nadaillac, commandant l’Ecole d'application du génie (EAG) d'Angers, confie le 30 septembre 1963 au 17 le drapeau du « Génie d’Extrême-Orient ».

C’est le 24 juin 1964, au cours d’une prise d’armes sur l’aérodrome de Gandalou de Castelsarrasin, que le Chef de corps, le Lieutenant-colonel Pantalacci, reçoit le drapeau du 17e Régiment du génie aéroporté des mains du Général Labouérie, inspecteur du génie, en présence du Général de Guillebon, commandant la Ve Région militaire, et du Général Boussarie, commandant la 11e Division d'intervention.

Sur les soies du drapeau est portée l’inscription « Germersheim 1945 », l'un des hauts faits d'armes du 17e Régiment colonial du génie.

Reversé en 1971 au musée de l’armée à la dissolution du 17e Régiment du génie aéroporté, le drapeau est rendu au régiment lors de sa renaissance en 1974 à Montauban.

C’est le Général Favreau, Inspecteur du génie et ancien du 17, qui remet le drapeau au Lieutenant-colonel Martin, Chef de corps, en présence de ses prédécesseurs et de nombreux anciens d’Indochine, de Corée et d’Algérie.

Dans son ordre du jour, le Général Favreau, déclare : « Je vais ainsi redonner à votre régiment une âme. Il faut que vous lui restiez fidèles, que vous serviez dans l’honneur et la dignité. Qu’au milieu de l’élite que représentent les paras, vous soyez l’élite des sapeurs de combat. Qu’à l’audace, au goût du panache et du risque, qui sont des vertus paras, vous ajoutiez les qualités d’imagination, les connaissances techniques et le sens du service qui caractérisent les sapeurs. Je souhaite une longue vie au 17e régiment retrouvé ».

                     En 1978, le 17e Régiment du génie aéroporté (RGAP) prend l’appellation

                                          17e Régiment du génie parachutiste (RGP).

Le drapeau actuel du 17e Régiment du génie parachutiste est décoré de la :

 

                       Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil

 

                       Croix de la valeur militaire

                       avec trois palmes et étoile de vermeil

 

                       Fourragère de la valeur militaire

 

                       Médaille d'honneur de bronze pour acte de courage et de dévouement

 

                                      Dans ses plis sont inscrits en lettres d’or les mots

                                                    « Honneur » et « Patrie »

                         ainsi que le numéro « 17 » de l'arme du « Génie » et « Parachutiste »

            qui spécifient notre régiment, unique unité parachutiste du génie de l’armée de terre

 

                                                Le drapeau porte les inscriptions

                                                      GERMERSHEIM 1945

                                                             AFN 1952-1962

 

                                   Les fanions des 1è, 2e et 3e compagnies de combat

                                  du 17è Régiment du génie parachutiste sont décorés :

 

                                                      2e compagnie de combat

                        Croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures avec palme

 

                                                     1è compagnie de combat

                 Croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures avec étoile de vermeil

                                                      3è compagnie de combat

                 Croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures avec étoile de vermeil

                       Régiment                                                                        Compagnies

 

                                                                       

                                                                     Notre Mascotte

 

 

Rapace incarnant la puissance, la rapidité et le courage, et emblème traditionnel des parachutistes, l’aigle est devenu en 2001 la mascotte du régiment. Symbole de domination du ciel et de détermination au combat, il reflète l’esprit de corps, l’engagement et l’exigence opérationnelle qui caractérisent les parachutistes du 17è Régiment du Génie Parachutiste.

 

Voir la rubrique « La Mascotte du 17 » dans le paragraphe « Le Régiment ».

                                                                    Notre Fourragère

La Fourragère aux couleurs de la Croix de la Valeur Militaire (CVM) a été créée par circulaire ministérielle du 28 novembre 2011.

Cette distinction est destinée à rappeler d’une façon apparente et permanente les faits d’armes et les actions d’éclat accomplis par des formations citées plusieurs fois à l’ordre de l’Armée, à titre collectif, au cours d’opérations de combat, de sécurité ou de maintien de l’ordre, sur un théâtre d’opération extérieure.
Le 16 avril 2012, le drapeau du 17e Régiment du Génie Parachutiste a été décoré de la Croix de la Valeur Militaire avec deux palmes par Monsieur Gérard LONGUET, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, lequel lui attribua ensuite la Fourragère aux couleurs de cette décoration.

Le 17e RGP est ainsi la première unité à recevoir d'une part la Croix de la Valeur Militaire et d'autre part la fourragère correspondante. Elles ont été attribuées au régiment pour son engagement au LIBAN de 1978 à 1986, où il accomplit dix-sept mandats continus au cours desquels il fut cité deux fois à l’ordre de l’Armée, et où il perdit deux officiers, deux sous-officiers et onze sapeurs parachutistes.

En mettant en permanence une compagnie de combat au profit de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), le 17e RGP « a obtenu des résultats remarquables en relevant, neutralisant et détruisant plusieurs milliers de mines et munitions tout en réalisant d’importants travaux d’infrastructure et d’organisation du terrain en zone d’insécurité au profit des bataillon de la FINUL et des populations locales.

Détachant simultanément à partir d’août 1982 un élément de liaison et de commandement et une compagnie de combat à Beyrouth au sein de la Force multinationale de sécurité a fait preuve d’une efficacité opérationnelle remarquable.

Déminant, procédant au relevage et à la destruction de milliers d’engins, dépiégeant les immeubles et maisons, a largement contribué au retour à la vie normale dans la capitale, participant ainsi à la sauvegarde de la population civile, à celle des membres des Forces Armées et au rétablissement de la paix » (extrait de la deuxième citation à l’ordre de l’Armée en date du 11 avril 1983).

​                                                                    Beyrouth - 1979

Par la suite, le Général COULLON qui commanda de juin à septembre 1983 la 31e Brigade à Beyrouth rapporte : « ... Le 6 juillet, la Brigade paye son premier tribut à la tragédie libanaise. Notre mission "de faciliter la retour à la paix" comporte un volet particulièrement dangereux : le déminage et la destruction des carcasses de bâtiments menaçant ruines à la suite des bombardements afin de permettre à la population la reprise d'une activité normale. Ce jour là, une équipe du 17e RGP est ensevelie dans les décombres de l'immeuble à détruire. Il s'écroule brusquement alors qu'elle pose les explosifs pour le faire "imploser". Jamais il ne sera assez témoigné de l'admirable, minutieux, et périlleux travail effectué par les sapeurs de ce régiment de génie d'assaut. (...) Tous les jours ils fouillent, cherchent, déminent, détruisent au péril de leur vie avec cette modestie de comportement et ce sang froid qui est l'apanage des "pros". Leur mission dite de "dépollution" a été, certainement, la plus positive contribution que la FMSB (Force Multinationale de Sécurité à Beyrouth) ait apportée aux habitants de Beyrouth dans le domaine de la sécurité car seul le contingent français disposait d'une telle unité. Cela fait honneur à la France. ... ».

En juin 2011, le Général Claude MOUTON, Président de l’Amicale du 17e RGP, résume l’action du 17 au LIBAN : « Les sapeurs parachutistes qui ont œuvré en reculant les limites codifiées du courage, qui ont développé des trésors d’ingéniosité, ont eu à cœur d’assurer leurs missions, soucieux de la libre circulation des populations en déminant, en dépolluant, en désamorçant des dispositifs explosifs redoutables, en instruisant les cadres étrangers et en informant les autochtones des dangers et des conduites à tenir, révélant ainsi une maîtrise de leurs savoir-faire tactiques et techniques, spécifiques, dans des conditions toujours extrêmes : ce qui a contribué à leur apporter une réputation internationale indiscutée ».
Ainsi, et depuis 1945, bien qu’ayant participé aux campagnes de France et d’Allemagne, aux guerres d’Indochine et d’Algérie, ayant fourni un contingent important au Bataillon Français de l’ONU en Corée, ayant contribué ensuite à tous les grands engagements de l’Armée française jusqu’à nos jours, et malgré ses innombrables faits d’armes, citations, décorations, collectives et individuelles, le 17 n’avait pu obtenir de Fourragère pourtant si méritée et tant attendue, notamment par tous les Anciens qui contribuèrent à la gloire du régiment.
Cette situation apparaissait si peu cohérente qu’une rumeur planait sur le 17 depuis plusieurs décennies selon laquelle le régiment aurait  possédé une fourragère qui lui aurait été retirée... Il n’en est évidemment rien.
En réalité, cet état de fait s’expliquait par la seule doctrine d’emploi tactique propre au Génie, et particulièrement au Génie Parachutiste, doctrine différente de celle des armes dites de mêlée (infanterie et arme blindée). En effet, le 17, unité de spécialistes, avec ses caractéristiques propres, engage le plus souvent sur les théâtres d’opérations extérieures des sections ou des compagnies renforcées de moyens et d’équipements spécifiques et ne se projette que rarement en régiment constitué. Cette dernière condition se trouvait être nécessaire jusqu’à la création en novembre 2011 de la Fourragère de la Croix de la Valeur Militaire et de ses propres règles d’obtention.

​                                              Remise de la fourragère par les Amicalistes du 17.

 

C’est ainsi que le 17e RGP et ses sapeurs parachutistes peuvent désormais arborer à titre collectif cette glorieuse marque de reconnaissance de la Nation.
La Fourragère aux couleurs de la Croix de la Valeur Militaire est composée d’un cordon rond rouge et blanc doublé sur la partie formant le tour du bras.

​                                                                     Nos insignes

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