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                                               Il y a 35 ans…La guerre du Golfe

 

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2 août 1990 : L’Irak envahit le Koweït. Cet acte inquiète les occidentaux et consterne les arabes.

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14 septembre 90 : Des éléments de la « garde républicaines » irakiennes (troupe d’élite de Saddam Hussein) investissent l’ambassade de France au Koweït ainsi que la résidence de l’Ambassadeur Mr Jean Bressot.

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15 septembre 90 : Déclaration du Président Mitterrand à la presse de l’envoi d’une Brigade aéroterrestre de 4000 hommes appartenant à la FAR (Force d’Action Rapide), qui est sous le commandement du GCA Michel Roquejeoffre. Cette force, renforcée d’avions de combat, rejoint l’Arabie Saoudite le 19 septembre 90. L’Opération DAGUET est lancée. Le 17è RGP engage du personnel, dont le Cne Jean-Luc Kuntz.

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30 octobre 90 : Renforcement des effectifs US en A.S. Les américains comprennent qu’ils devront faire la guerre à l’Irak.

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Début novembre 90 : Le conseil de sécurité de l’ONU vote la résolution 678 qui donne un délai de 45 jours à l’Irak pour sortir du Koweït avant l’emploi de la force.

De 4000 hommes, la France monte son effectif en A.S. à 10.000.

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8 janvier 91 : 3è Cie/17è RGP en alerte 12 heures, puis 24 h et 72 h par alternance.

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16 janvier 91 : Expiration du délai de 45 jours accordé aux irakiens pour quitter le Koweït. C’est le Début de la guerre. Le 17 janvier, l’Opération « Desert Storm » est lancée. Elle débute par une phase aérienne à laquelle participe notre aviation.

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29 janvier 91 : Démission du ministre de la défense, Jean-Pierre Chevènement. Il sera remplacé par Pierre Joxe dans les jours qui suivent.

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07 février 91 : Mitterrand parle pour la 2ème fois aux français pour les informer que la phase terrestre est inévitable et qu’elle sera très dure et très meurtrière. Face à face : 1 millions de soldats très bien équipés – on va assister à la plus grande guerre de l’histoire, avec des milliers de chars.

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24 février 91 : 3è Cie en alerte 6 heures.

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26 février 91 : Arrivée de la 3è Cie à Riyad.

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27 février 91 : Koweït-City est libéré. 6 semaines après le début de la guerre, 100 heures après le début de l’attaque terrestre, c’est le cessez-le-feu.

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28 février 91 : Le drapeau français flotte à nouveau sur l’ambassade de France.

 

43 jours pour mettre fin à l’occupation irakienne au Koweït, 43 jours pendant lesquels les soldats de 29 pays alliés, conduits par l’Amérique, affronteront d’autres soldats, ceux de cette armée qu’on croyait être la 4è du monde.

Sur la scène de ce gigantesque théâtre d’opérations, on trouve les acteurs politiques et militaires du conflit : Saddam Hussein, George Bush, François Mitterrand, Mikhaïl Gorbatchev, Tarek Aziz, le Gal Norman Schwarzkopf, le Gal Michel Roquejeoffre, le Col Claude Mouton, le Cba Bernard Wierzbinski, le Cne Edmond Blatt, commandant la 3è Compagnie de combat, soit plus de 200 officiers, sous-officiers et MDR du 17è RGP.

 

Des études relatives à la libération du Koweït ont été conduites dans le cadre de l’état-major inter-armées Daguet à partir de début janvier 91. S’appuyant sur des travaux d’un groupe de planification interalliés, elles avaient pour but :

  • de définir la nature des opérations pour la reprise de Koweït-City,

  • d’examiner les modalités de réoccupation des ambassades, que les principaux alliés envisageaient d’effectuer de manière synchronisée.

Dans la méconnaissance, à cette époque, des capacités de défense et de la volonté de résister des forces irakiennes, l’hypothèse d’un combat en zone urbanisée, suivi d’une opération de vive force pour la reprise de l’ambassade de France, était retenue.

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Désignée pour investir Koweït-City par la 3è dimension ou par voie terrestre, la 3è Compagnie de combat du 17è RGP du Cne BLATT était en alerte depuis plus de deux mois dans cette éventualité.

Forte de 110 parachutistes, renforcée d’une équipe CRAP (Commando de Recherche et d’Actions dans la Profondeur) du régiment, du médecin-chef du 17°RGP et du père Dupuis de la Division Parachutiste, la compagnie a décollé le 26 février matin de Toulouse pour Riyad (Arabie Saoudite).

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Mission reçu par l’Etat-major Daguet :

  • Rétablir la souveraineté de la France en reprenant possession de l’ambassade et des emprises nationales françaises au Koweït.

Dans un 2è temps :

  • Participer à l’aide humanitaire au profit des koweitiens dans les domaines de la dépollution et de la santé.

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Jusqu’au jour du cessez-le-feu, l’état-major irakien a cru à un débarquement sur les côtes koweitiennes. Et, de ce fait, plus de 5 divisions, dont 1 blindée, sont restées retranchées dans les défenses du littoral. Sur les 5 divisions, 3 étaient stationnées à Koweït City ainsi qu’1 brigade des forces spéciales.

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Afin d’empêcher la progression ennemie, les irakiens ont installé des lignes de défense pour mener un combat de défense ferme. Camouflées aux vues terrestres, elles doivent permettre un combat frontal. Aucun chemin de repli ou emplacement de rechange n’est observé sur ce type de position.

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L’imbrication avec la population civile est totale.

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Pour accomplir la mission, la moitié de la compagnie a été engagée par poser d’assaut, sans aucune visibilité en raison des puits de pétrole en flammes, tandis que l’autre moitié, sous les ordres de l’adjoint, le Cne Jacques Deman, rejoignait Koweït-City par véhicules.

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L’omniprésence de minages de combat et de protection est remarquée dès les

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premières reconnaissances.

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Dans une opération où le matériel humain est essentiel comme le déminage et la dépollution, notre compétence, notre savoir-faire, qui sont l’héritage de nos anciens et de notre instruction permanente, ainsi que notre disponibilité ont fait l’admiration de tous et nous ont permis en 3 mois d’obtenir un bilan impressionnant :                                                                          

                                                  - 14500 mines relevées

                                                  - 550 T de munitions diverses récupérées et détruites

          Ce qui représentent :       - 30 km de plage déminée et dépolluée

                                                  - 1 centaine d’édifices publics, d’ambassades et de bâtiments privés                                                        dépollués.

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Dans un environnement inconnu et incertain qui demande beaucoup d’improvisation et la mise en œuvre d’un ensemble de missions « génie » telles que :

  • investigation de bâtiments (ambassades, usines, etc...)

  • dépollution du terrain ou de bâtiments,

  • reconnaissance de zones polluées ou minées,

  • déminage ponctuel ou systématique,

  • remise en état partiel de l’infra,

la compagnie de combat du 17è RGP avec ses capacités spécifiques est parfaitement adaptée à ce genre d’intervention où il faut trouver et déterminer sa mission.

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L’expérience acquise par nos « anciens » sur les différents théâtres d’opérations extérieurs tels que le Liban, Tchad, Pakistan et l’instruction dispensée au sein du régiment ont permis à la compagnie d’intervenir sans période d’observation et d’adaptation. Mines, munitions et artifices étaient connus ce qui a permis de mener à bien les missions de déminage et de dépollution avec méthode, rigueur et efficacité.

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La compétence, le savoir-faire, la disponibilité ont toujours été à la hauteur de l’événement. Le niveau de compétence et de qualification du personnel a permis d’exécuter la mission sans rencontrer de problèmes qui ne soient résolus.

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Cette mission spectaculaire par les bilans, porteuse et abondamment médiatisée, a permis d’afficher et d’affirmer notre compétence et nos savoir-faire tant auprès de nos camarades interarmes et interarmées qu’auprès des différentes armées alliées.

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EB

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